Question orale portée par Les Écologistes – Grégoire Verrière – La canicule dans les lycées

Lors d’un examen comme le baccalauréat, il est conseillé de faire chauffer les neurones, mais pas de les faire bouillir. Pourtant à la mi-juin, les lycéens et lycéennes d’Auvergne-Rhône-Alpes, au-delà de devoir affronter le traditionnel stress des examens, ont dû surmonter une canicule aussi précoce qu’intense.

Les températures ont parfois atteint les 40°C, transformant les salles d’examen en véritable fournaise. Ce type d’épisode affecte notre vie quotidienne : nous sommes plus fatigués, moins dynamiques, à la limite de la surchauffe.

Le cerveau, organe vital à la réussite d’un examen, souffre du stress en cas de fortes chaleurs. Notre cerveau est composé à 78% d’eau, ainsi une déshydratation, même légère, affecte les fonctions cognitives. Le cerveau subit les conséquences de la chaleur : l’augmentation de température peut endommager les connexions entre les cellules nerveuses et altérer les émotions. Dès-lors, anxiété, maux de tête, altération du jugement apparaissent.

Nous savons que les épisodes caniculaires n’ont plus rien d’exceptionnel. Ils sont désormais plus fréquents, plus précoces et plus intenses du fait du dérèglement climatique. Il est donc impératif d’anticiper ces épisodes, de les prévenir, afin d’offrir aux élèves des conditions optimales pour la réussite de leurs examens. La région, propriétaire des bâtiments des lycées publics, doit, avec l’Etat, tout mettre en œuvre pour réduire la chaleur et ses effets dans les établissements scolaires.

Les leviers d’action sont nombreux. Certains sont coûteux il est vrai et nécessitent une programmation étalée dans le temps, c’est le cas de la nécessaire rénovation thermique des bâtiments et de la végétalisation des établissements. D’autres sont plus faciles à mettre en place et relèvent surtout d’une bonne organisation.

La question, Monsieur le Président, est la suivante : Pouvez-vous nous fournir un plan prévisionnel de rénovation des lycées sur la durée de ce mandat pour les adapter au dérèglement climatique, et pouvez- vous nous indiquer l’ensemble des mesures que vous prendrez dès la prochaine année scolaire, en lien avec le ministère de l’Éducation nationale, pour limiter au maximum les effets de la chaleur et permettre à nos élèves de mobiliser leurs connaissances dans de bonnes conditions ?

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