Face à la vague de chaleur qui touche la France, nous devons réagir !

La France traverse une période de forte chaleur ces derniers jours et notre région n’est pas épargnée par celle-ci. 

Le réchauffement climatique, qui est causé par l’activité humaine, nous pousse à nous questionner sur l’action des pouvoirs publiques en matière de réduction des gaz à effets de serre, mais également sur la remise en question d’un système économique, agricole et industriel qui doit clairement être réformé si nous voulons, au minimum, limiter l’impact du réchauffement climatique et nous adapter à ce que ne peut plus être totalement freiné.  

D’après l’ORCAE (Observatoire Régional Climat Air Énergie), les températures dans notre région n’ont cessé de progresser à une vitesse folle depuis les années 1960 comme le montre les graphiques ci-dessous :

Le document est intégralement consultable ici : https://www.orcae-auvergne-rhone-alpes.fr/fileadmin/user_upload/mediatheque/ORCAE/Documents/Publications/ORCAE_Fiche_Indicateur_Temperatures.pdf 

Notre région a donc franchi la barre des +2°C en 50 ans. 

Il est absolument nécessaire d’agir, le levier le plus efficace est celui de la politique. 

Non seulement les pouvoirs publics doivent prendre toute la mesure de la situation dans laquelle nous nous trouvons mais doivent aussi passer à l’action et traiter le problème à sa racine. 

Le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes doit agir : 

  • Sur le transport : Rouvrir les lignes ferroviaires du quotidien y compris en milieu rural, augmenter le nombre de trains, maintenir des guichets physiques dans les gares pour accompagner les usagers
  • Sur l’agriculture : Instaurer une agriculture relocalisée, diversifiée et écologique, avec des plants adaptés aux nouvelles conditions climatiques et moins consommatrices en eau. Les openfields de maïs, ça suffit !
  • Sur l’industrie : Relocaliser, investir, développer l’emploi et la formation, et rétablir des pôles publics dans l’énergie, les transports et la santé, gérés démocratiquement, afin de réindustrialiser le pays par des plans de filières au service de la bifurcation écologique. 
  • Sur l’énergie : Planifier le passage à 100 % d’énergies renouvelables et la sortie du nucléaire, particulièrement vulnérable face à la sécheresse dans notre région, avec un double mot d’ordre : sobriété et efficacité. Abandonner les projets d’EPR (European Pressurized Reactor – Réacteur pressurisé européen), planifier le démantèlement, la réhabilitation et la reconversion des sites nucléaires et de l’ensemble de leur bassin de vie. Sortir des énergies carbonées : arrêter les subventions aux énergies fossiles, y compris à l’étranger
  • Sur le logement : Mettre fin aux situations de précarité énergétique : privilégier les rénovations complètes, interdire réellement la location des passoires thermiques, renforcer les programmes de détection des passoires énergétiques, cibler les aides à la rénovation en fonction des revenus des ménages, avec un reste à charge zéro pour les plus modestes et un dispositif d’avance de trésorerie
  • Sur l’aménagement et la biodiversité : végétaliser, renaturer les berges des cours d’eau et respecter l’objectif de Zéro artificialisation nette au plus vite, pour mettre un terme à l’imperméabilisation des sols qui détruit la biodiversité et déstabilise le cycle de l’eau. Stopper l’étalement urbain : renoncer aux grands projets d’infrastructures inutiles et écologiquement néfastes et aux projets d’entrepôts géants, rapprocher les bassins de vie et les bassins d’emploi, planifier le développement urbain et économique en fonction de l’impératif de maintien de la biodiversité et de lutte contre l’artificialisation

Nous demandons à l’Etat : 

  • D’organiser la planification à partir de nouveaux indicateurs de progrès humain pour mettre l’économie au service des besoins et des critères de bien vivre (santé, éducation…). Évaluer l’impact de chaque loi avec ces indicateurs (inégalités de revenu, réduction de la pauvreté en conditions de vie, empreinte carbone, espérance de vie en bonne santé, etc.)
  • De donner les moyens humains et financiers à l’État et ses opérateurs publics (comme le Cerema, l’Office national des forêts, l’Office français de la biodiversité ou Météo France) pour mener à bien leur rôle de planification
  • D’impliquer pleinement les communes et les collectivités dans les décisions et la mise en œuvre des investissements de la planification écologique, permettre leur libre association
  • De renforcer les moyens des collectivités en augmentant les dotations, en assurant leur pérennité et leur dynamisme dans le temps et en garantissant une compensation intégrale des compétences déjà transférées
  • D’annuler les cadeaux fiscaux accordés sans contrepartie aux plus grandes entreprises ces dix dernières années
  • D’engager un plan national de soutien massif au développement des transports collectifs (métro, bus, tram, tram-train, câble…) dans les grandes agglomérations
  • De garantir des tarifs accessibles et des mesures de gratuité ciblée (jeunes, précaires, etc.) et baisser la TVA sur la tarification des transports en commun à 5,5 %
  • De développer les transports publics à la demande hors des zones denses de transport public
  • De supprimer les lignes aériennes quand l’alternative en train est inférieure à trois heures
  • De favoriser l’usage du vélo : aménagement d’infrastructures cyclables sécurisées et de stationnement vélos, rendre obligatoire les stationnements vélos publics à proximité des gares et des services publics et les garages privés dans toutes les constructions et rénovations
  • D’adopter un plan ambitieux de développement du fret ferroviaire, du ferroutage et de report modal (cabotage maritime, fluvial et dirigeable)
  • De planifier le passage à 100 % d’énergies renouvelables et la sortie du nucléaire avec un double mot d’ordre : sobriété et efficacité. Abandonner les projets d’EPR (European Pressurized Reactor – Réacteur pressurisé européen), planifier le démantèlement, la réhabilitation et la reconversion des sites nucléaires et de l’ensemble de leur bassin de vie
  • De sortir des énergies carbonées : arrêter les subventions aux énergies fossiles, y compris à l’étranger
  • En France, protéger concrètement les habitats et les espèces : bannir les pesticides en commençant par les interdire autour des zones habitées, gérer durablement l’eau (dépollution et régies publiques)

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