Christophe Castaner, président des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc : un parachutage qui interpelle

Communiqué de Presse
Vendredi 18 novembre 2022

Christophe Castaner, président des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc : un parachutage qui interpelle

Christophe Castaner vient d’être nommé par décret présidentiel président des Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc, société détenue majoritairement par l’Etat. Il  avait déjà été nommé mardi au collège des personnalités qualifiées du conseil de surveillance du grand port maritime de Marseille (GPMM). 

Cette nomination intervient à un moment où le tunnel sous le Mont-Blanc est fermé pour cause de travaux de maintenance, et que le trafic se reporte dans l’agglomération de Chambéry et dans la vallée de la Maurienne, pour emprunter le Tunnel sous Fréjus.

« Les habitant.es des vallées alpines n’en peuvent plus du trafic des poids lourds et de la piètre qualité de l’air qui affecte notre santé », rappelle Alexandra Caron-Cusey, conseillère régionale de la Savoie. Ce n’est pas faute pourtant de réclamer des actions pour mettre en œuvre rapidement la circulation des camions dans des trains, malgré les interpellations de la Fédération Nationale des Transporteurs Routiers, des Amis de la Terre et les prises de position d’un certain nombre de partis politiques, dont EELV. 

Nous attendons que le financement prévu pour le report modal soit alloué aux financements des services intermodaux et non à la SFTRF (Société Française du Tunnel Routier sur Fréjus), que Christophe Castaner pourrait aussi présider.  

Nous avions interpellé avec nombre d’élus locaux, l’ancienne ministre de la transition écologique, Barbara Pompili en mars dernier sur l’usage qui est fait du FDPITMA (Fonds pour le Développement d’une Politique Intermodale des Transports dans le Massif Alpin). Ce fonds qui devrait être utilisé pour concourir à la mise en œuvre d’une politique intermodale des transports dans le massif alpin par le financement des différents modes de transport est en fait alimenté par les bénéfices de l’ATMB au seul profit de la SFTRF. 

« Nous attendons du nouveau Président de ces sociétés qu’il fasse cesser ce mésusage de l’argent public. Dans le contexte de crise climatique et énergétique, il est plus que temps d’accélérer le développement du fret ferroviaire ici et maintenant »déclare Fabienne Grébert, présidente du groupe. 

Le groupe écologiste sollicitera prochainement le nouveau Président de l’ATMB pour embrayer sur ces sujets cruciaux pour l’avenir de nos vallées alpines. 

« Avec des indemnités annuelles estimées à 150 000 €, nous espérons que l’ancien ministre de l’Intérieur viendra prendre la mesure des nuisances endurées par les pollutions des vallées alpines et s’attaquera à la baisse du trafic routier sur ces axes », estime Cécile Michel, conseillère régionale, membre de la commission transports.

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