Amendement de Reynald GIACALONE sur la Politique de la Ville

A l’occasion de l’examen du rapport de l’exécutif « La région, premier partenaire des territoires », Reynald Giacalone, conseiller régional de la Métropole de Lyon et ancien adjoint à Bron, a interpellé Laurent Wauquiez sur l’absence des Quartiers Politique de la Ville (QPV) dans les dispositifs régionaux. Comme d’habitude, la droite régionale a balayé notre proposition en confirmant son mépris pour les quartiers populaires.

L’intervention de Reynald Giacalone

Monsieur le Président, 

La région, premier partenaire des territoires, c’est le titre de votre rapport. Vous oubliez encore une fois que, dans ces territoires, existent de nombreux quartiers populaires, ils sont au nombre de 147. Or, le présent rapport ne distingue ces dispositifs que sur la base contestable du nombre d’habitants des communes avec des seuils à 2 000, 20 000 et 30 000.

147 quartiers politique de la ville donc, plus de 400 000 habitants qui pour vous, Monsieur le Président, n’existent pas, ou pas suffisamment, pour bénéficier d’un contrat entre les quartiers politique de la ville et la région, comme c’est le cas pour les territoires ruraux et urbains. Lors de votre dernier budget, vous aviez déjà réduit des deux tiers le budget (-200 000€) du budget de fonctionnement de la politique de la ville, pour les quartiers populaires. J’avais fait état alors des conséquences dans ces mêmes quartiers.

Là, nous parlons investissement. C’est la raison pour laquelle nous vous proposons ce contrat pour les quartiers populaires, qui aidera les villes à développer leur vie associative avec des équipement sportifs et culturels de qualité et économes en énergie. Sur la question des logements, la région peut participer au financement qui ont pour objet la restructuration et le développement de sites urbains en difficulté. 

Les inégalités sociales concentrées dans les QPV ne font l’objet d’aucune action régionale spécifique. Ces quartiers sont même inéligibles à tout dispositif s’ils font partie d’une des 15 communes de plus de 30000 habitants des quatres métropoles régionales. Ce sont 46 QPV qui sont ainsi exclus de la politique d’aménagement de la région dont 63% des QPV du Rhône et de la métropole de Lyon ou encore 57% des QPV du Puy-de-Dôme.

Cet amendement propose de pallier cette injustice en créant un contrat quartier populaire qui permettra d’accompagner le retour des services publics, de la nature, de l’activité économique et des équipements sportifs, sanitaires ou culturels dans ces quartiers que nous aimons et qui en ont grand besoin.

L’amendement

Contrat Quartiers prioritaires

Exposé des motifs : La région Auvergne-Rhône-Alpes compte 147 “Quartiers Politique de la ville” (QPV), et 134 “Quartiers de veille active” (QVA). Les seuls QPV accueillent plus de 400 000 habitants, soit un habitant sur vingt de notre région. Or le présent rapport ne distingue ces dispositifs que sur la base, contestable, du nombre d’habitants des communes (2 000, 20 000, 30 000) ou du statut administratif (communauté de communes, métropole). 

Les inégalités sociales concentrées dans les quartiers prioritaires ne font l’objet d’aucune spécificité. Ces quartiers sont même inéligibles à tout dispositif s’ils font partie d’une des 15 communes de plus de 30 000 habitants des quatre métropoles régionales. Ce sont 46 QPV qui sont ainsi exclus de la politique d’aménagement de la région, dont 63%  des QPV du Rhône et de la métropole de Lyon ou encore 57% des QPV du Puy-de-Dôme. 

Cet amendement propose de pallier cette injustice en créant un “Contrat Quartiers populaires” qui permettra d’accompagner le retour des services publics, de la nature, de l’activité économique et des équipements sportifs, sanitaires ou culturels dans ces quartiers qui en ont particulièrement besoin. 

Dispositif : L’alinéa suivant est ajouté : “D’approuver la création du Contrat Quartiers prioritaires dont les modalités sont définies en annexe.”

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