Monsieur le Président,
Il y a tout juste un an, après plusieurs réunions pourtant constructives, vous décidiez à la dernière minute de rejeter la demande de mission d’information et d’évaluation (MIE) déposée par notre groupe Les Écologistes ainsi que les groupes SED, IC et PRG. Une nouvelle obstruction à nos droits de contrôle de l’action de votre exécutif, dans la droite ligne de notre exclusion des conseils d’administration des lycées, dans lesquels les élus de votre majorité siègent pourtant bien peu.
Avec l’ensemble des groupes de gauche et écologistes, nous avons donc décidé de mener notre propre mission citoyenne. Pendant deux mois, nous sommes allés à la rencontre des lycéennes et lycéens, des agents, des proviseurs, des profs, des parents d’élèves. 5 716 personnes ont contribué à notre plateforme en ligne. C’est bien plus que pour les concertations que vous avez pu mener par le passé, ou que les échantillons des sondages que vous commandez avec l’argent public régional.
En octobre, nous avons publié un rapport détaillé et sourcé de 189 pages dressant un état des lieux précis de l’état du bâti des lycées publics d’Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces résultats nous ont permis d’élaborer une liste de 30 recommandations, non seulement pour améliorer l’état du bâti des lycées, mais plus généralement le cadre de vie et d’étude des élèves. Nous avons transmis le rapport et ses recommandations au ministre de l’Education nationale ainsi qu’à vous-même Monsieur le Président.
A ce jour, la seule réponse que nous avons « reçue » est celle de votre nouveau conseiller régional délégué à l’excellence éducative, qui a dénigré dans la presse « une opération militante ». Un mépris du militantisme certes, mais surtout de la parole de plusieurs milliers de lycéennes et lycéens parfaitement apartisans mais en attente de réponses concrètes. Mais au moins, il semble que vous ayez renoncé au « il n’y a plus aucun lycée en mauvais état dans la région » dans vos éléments de langage.
Alors que l’abstention ne cesse d’augmenter au fil des années, notamment chez les 18-24 ans, avec un désintérêt toujours plus grand pour la vie politique institutionnelle, notre Mission Lycées et les mesures qui en découlent sont une main tendue vers votre exécutif pour démontrer aux jeunes citoyens en devenir que l’action politique permet d’avoir un réel impact positif sur leur quotidien.
Notre question, Monsieur le Président, est la suivante :
Prévoyez-vous de prendre en compte les recommandations issues des 5 716 réponses des usagers des lycées publics de la région à l’enquête citoyenne Mission Lycées ?