Second volet du 6e rapport du GIEC : la Région AuRA doit agir pour répondre à une dégradation climatique qui s’accélère plus vite que prévu.

Second volet du 6e rapport du GIEC : la Région AuRA doit agir pour répondre à une dégradation climatique qui s’accélère plus vite que prévu.

Le rapport du GIEC est limpide : le climat s’emballe inexorablement et la possibilité d’anticiper les changements en cours est abandonnée. En Auvergne-Rhône-Alpes, les territoires de montagne subissent un réchauffement supérieur à 2 degrés. L’enneigement recule et de nouvelles espèces sont menacées. (Source : Auvergne-Rhône-Alpes Energie Environnement).

 » Le GIEC dévoile le second volet de son 6ème rapport. Les dernières données sont inquiétantes : nos écosystèmes sont en danger, les populations sont vulnérables. Une fois de plus le GIEC fait un constat alarmant et demande aux décideurs d’agir pour s’adapter au changement climatique « 

Second volet du 6ème rapport du GIEC : la Région doit agir pour répondre à une dégradation climatique qui s’accélère plus vite que prévu.

Le GIEC dévoile le second volet de son 6ème rapport. Les dernières données sont inquiétantes : nos écosystèmes sont en danger, les populations sont vulnérables. Une fois de plus le GIEC fait un constat alarmant et demande aux décideurs d’agir pour s’adapter au changement climatique 

Que font nos décideurs ? En Auvergne-Rhône-Alpes, l’écologie dite « positive » est avant tout marquée du sceau du négatif : budget de l’environnement en baisse, suppression de postes dans les réserves naturelles, mépris de l’agriculture biologique, financement massif de projets climaticides (RN 88, tout routier…)

Nous vous proposons un tour d’horizon des motifs d’inquiétudes en Auvergne-Rhône-Alpes, à l’aune des préconisations du GIEC. 

Limiter nos émissions

Le rapport du GIEC est limpide : le climat s’emballe inexorablement et la possibilité d’anticiper les changements en cours est abandonnée. En Auvergne-Rhône-Alpes, les territoires de montagne subissent un réchauffement supérieur à 2 degrés. L’enneigement recule et de nouvelles espèces sont menacées. (Source : Auvergne-Rhône-Alpes Energie Environnement).

Chaque dixième de degré supplémentaire aggrave la situation, mais limiter le réchauffement à 1,5 °C nous permettrait encore de nous y adapter. Au-delà de 1,5 °C, l’adaptation sera plus difficile, voire impossible pour certaines populations qui n’auront pas les possibilités d’y faire face.

Dans notre Région, 2,6 % d’émission de gaz à effet de serre ont été économisés entre 2015 et 2019, selon le Bilan du Schéma Régional d’Aménagement,de Développement Durable et d’Égalité des Territoires (SRADDET) établi par l’Observatoire Régional Climat Air Energie. C’est bien loin de l’objectif de 30% que s’est donné la France dans sa stratégie Bas Carbone. Cette trajectoire en devient criminelle et trouve en partie son explication dans les politiques régionales conduites actuellement.

Le rapport du GIEC préconise que les terres, les eaux douces, les océans fassent l’objet d’une préservation efficace à hauteur de 30% minimum : sans cela, la biodiversité et la résilience des écosystèmes est menacée. Pour répondre à celà, Laurent Wauquiez baisse les financements aux zones Natura 2000 (fin de la mobilisation régionale des fonds européens), tout particulièrement à proximité des stations de ski, pour laisser libre cours à l’urbanisation en montagne.

Sur le plan énergétique, nous devons de toute urgence sortir de notre dépendance aux énergies fossiles, moteur du dérèglement climatique, et facteur de déstabilisation géopolitique majeur. La politique des transports de Laurent Wauquiez : subvention au tout routier (RN 88), aux transports aériens, absence de politique vélo est une perte de temps précieuse et le signe d’une incompréhension du sujet.

Nous adapter aux chocs à venir

Si le réchauffement climatique est limité à 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle, comme fixé par l’accord de Paris, l’humanité et les écosystèmes subiront moins de pertes, mais  seront néanmoins irrémédiablement confrontés à la nécessité de s’adapter. Ce que nous conseillent donc les experts, c’est de réfléchir dès aujourd’hui : anticiper une adaptation sur les droits et les besoins de chacun.

L’attitude de la région est incompréhensible puisqu’elle a versé en 2021, 13.226 millions d’euros aux agriculteurs et aux agricultrices au titre des aléas climatiques. Avec 9 809 dossiers financés à cause de la sécheresse, 512 à cause du gel et 100 à cause de la neige, les agriculteurs et agricultrices de notre région subissent déjà de plein fouet la crise climatique. Nous espérions que ce bilan amènerait enfin un déclic pour agir face au réchauffement climatique. Il n’en est rien. Pourtant, selon le Giec, “l’expansion agricole non durable, […] accroît la vulnérabilité des écosystèmes et des humains et conduit à la concurrence pour les ressources en terres et/ou en eau”. 

Ainsi, aucune retenue collinaire ne suffira à maintenir des pratiques agricoles condamnées. Selon le GIEC, ces ressources d’eau non naturelles seront à terme responsable de l’épuisement des autres sources d’eau et de la salinisation des sols.

Nous devons accompagner nos agriculteurs et nos agricultrices en mettant en œuvre des modes de cultures agro-écologiques, nous devons prendre soin de nos milieux et favoriser la plantation de haies et nous devons préserver nos zones humides. La lentille du Puy, aujourd’hui menacée, est un des emblèmes d’une région fragile qui dispose pourtant des moyens nécessaires pour s’adapter. 

Nous devons sauver nos montagnes et penser d’autres modes de développement, loin du tout ski, de l’artificialisation et de la multiplication des canons à neige.

Nous aurions besoin d’une vraie politique d’aménagement, non pas un saupoudrage clientéliste mais un levier pour bâtir un territoire résilient, équilibré entre centre urbain et campagne, qui limite au maximum l’artificialisation des terres et mise sur les mobilités décarbonées au quotidien. La Région ne s’y emploie pas.

Nous avons besoin d’une politique massive de rénovation énergétique pour toutes celles et ceux qui vivent aujourd’hui en précarité énergétique :  notre région se distingue, selon l’INSEE, par ses 18,6 % de personnes qui consacrent une part considérable de leur revenus à se chauffer.

Agir ensemble

En Auvergne Rhône Alpes, la société civile, des associations aux entrepreneurs, innove pour proposer de nouvelles filières de recyclage, pour repenser notre utilisation du bois et structurer des filières locales de matières premières tel que le chanvre. Des centrales villageoises produisant de l’énergie solaire aux barrages hydroélectriques qui ont marqué l’histoire de notre développement industriel, notre région à les moyens de développer un système résilient tout en réduisant son impact carbone. 

Ces partenariats sont plus efficaces lorsqu’ils sont appuyés par le leadership politique, les institutions, les ressources, y compris les finances, l’information et les outils d’aide à la décision. La perte brutale de centaines d’emplois dans ces secteurs n’enlèvera rien à l’irrémédiabilité des dangers qui nous guettent. Nous devrions innover et accompagner la transition maintenant, tandis que les taux d’intérêts permettent d’y investir largement. Si la rigueur budgétaire nous coûte 2 degrés supplémentaires, nous irons expliquer aux générations qui suivent que la note d’une agence de notation valait plus qu’une chance de préserver l’environnement.

Les solutions existent, les moyens de les mettre en œuvre aussi. Ces pistes nécessitent une réflexion globale sur notre modèle de développement. Nous souhaitons qu’elles soient débattues d’urgence au sein de l’hémicycle régional dans les mois à venir, afin de mettre la sécurité et la protection des citoyen•nes, du vivant et de la biodiversité, au cœur de notre projet de territoire. 

#environnement #AuRA

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