Intervention de Pierre JANOT : Élections professionnelles 2022

Intervention générale de Pierre JANOT

Monsieur le Président, mes Chers collègues,

Occasion nous est donnée de parler de celles et ceux sans qui notre conseil régional ne fonctionnerait pas mais qui restent dans l’ombre, notamment de votre politique sociale.

Je veux parler de l’ensemble des agents qui travaillent pour notre institution et donc pour l’ensemble des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes. 

Au nom de notre groupe, je veux les en remercier et ce d’autant plus qu’ils ne semblent pas évoluer dans un environnement où la considération et le respect de la législation prédomineraient.

Notre groupe regrette d’ailleurs d’avoir été exclu des instances internes ce qui aurait permis d’éviter certains écueils qui à terme pourraient être préjudiciables à notre bon fonctionnement.

Ainsi en est-il du non-respect des temps de pause pendant nos assemblées, celles pendant lesquelles nous débattons intensément.

Que vous ayez envie de mener « tambour battant » les débats sur un nombre de jours raccourcis soit, c’est l’idée que vous vous faites du débat, mais que ce souci de célérité se fasse au détriment du personnel, de la réglementation et de la santé de nos agents, non. Et je pense notamment aux agents de la DARES qui sont là ce soir et qui pour certains ont pourtant dû pointer ce matin.

Aussi, nous allons avoir l’outrecuidance de vous rappeler qu’en tant que Président de Région, vous êtes juridiquement responsable du respect du temps de pause de 45 minutes au bout de 6 heures, qu’un temps d’amplitude ne doit pas dépasser 10 heures. Tout ceci est écrit noir sur blanc dans la délibération 1037 sur 29 novembre 2017. Vous ne respectez ici ni le droit, ni vos propres décisions. Nous vous l’avons rappelé en conférence des présidents, nous vous le rappelons ce soir et nous n’hésiterons pas à faire constater vos manquements s’ils se reproduisent à l’avenir.  

Que dire enfin, Monsieur le Président, de ce jeu, un tant soit peu puéril, d’envois tardifs de rapports complémentaires, là aussi modifiés à la dernière minute, qui, s’ils atteignent l’objectif de désappointer votre opposition (mais qui fera toujours preuve de pugnacité) ont surtout pour effet de sur-solliciter votre personnel au risque de l’épuiser. Il est d’ailleurs bien particulier de rejeter la faute sur des “erreurs matérielles de l’administration” pour justifier vos retards à l’arbitrage. 

Monsieur le Président, réinvestissez dans le capital humain et les relations sociales, pour le coup durables et positives.

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