Projet d’attentat déjoué dans un lycée lyonnais : la lutte contre la violence d’ultradroite doit être une priorité

Communiqué de Presse du mardi 22 septembre 2026

Projet d’attentat déjoué dans un lycée lyonnais : la lutte contre la violence d’ultradroite doit être une priorité

La mise en examen d’un adolescent de 15 ans, qui avait projeté une attaque au couteau contre le lycée Colbert à Lyon, nous rappelle une réalité que nous ne pouvons plus ignorer : l’ultradroite constitue une menace réelle pour la sécurité de notre pays, pour nos libertés et pour nos enfants.

Selon les éléments rendus publics, ce jeune était proche des mouvances d’ultradroite et nourrissait une fascination pour les tueries de masse. Ces éléments doivent nous interroger. Ils montrent combien la banalisation des discours de haine et de la violence politique peuvent contribuer à créer un terreau favorable à de tels projets d’attentats et de potentiels passages à l’acte. Cette banalisation est d’autant plus préoccupante que les passerelles entre une partie de la droite et les mouvances d’ultradroite sont de plus en plus visibles. En laissant s’installer ces discours, en banalisant ces idéologies, c’est notre capacité collective à protéger nos enfants et nos libertés qui est mise en danger.

Pour Natacha Muracciole, co-présidente du groupe Les Écologistes : « Lorsque la haine devient un mode d’expression politique et lorsque la violence est banalisée dans l’espace public, elles finissent aussi par nourrir un climat dans lequel certains peuvent se sentir autorisés à passer à l’acte ».

Le Centre de recherche de l’École des Officiers de la Gendarmerie nationale fait, par ailleurs, état d’une forte augmentation des attaques en milieu scolaire. Face à cette menace, nos établissements doivent être protégés. Mais la sécurité ne peut pas se résumer à une course à la bunkérisation.

Depuis 2016, la Région Auvergne-Rhône-Alpes a multiplié les dispositifs de sécurisation des établissements : contrôle des accès, clôtures, vidéoprotection, alarmes, etc. Cette affaire rappelle aujourd’hui les limites de ces dispositifs : aucun dispositif de sécurité n’est infaillible. La réponse ne peut donc pas être de transformer progressivement nos lycées en forteresses. La sécurité ne naît pas seulement du contrôle : elle naît aussi du lien, de la confiance et de la présence humaine. Cela suppose davantage de prévention et des moyens humains à la hauteur.

« Nos écoles ne peuvent devenir les lieux où se cristallisent les violences. Elles doivent rester des lieux d’apprentissage, de liberté et de construction de la citoyenneté. La violence n’y a pas sa place. »  ajoute Bénédicte Pasiecznik, conseillère régionale de la Métropole de Lyon.

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