Monsieur le Président, chers collègues,
Nous apprenons à la lecture du délibéré de la chambre régionale des comptes que la Région doit bien verser plus de 9 millions d’euros à l’Université LYON 2. Rappelons le fonds de l’affaire : vous avez bloqué en 2025 le paiement des 2 derniers acomptes du financement d’un bâtiment de cette université, sur des accusations non fondées. Or, notre collectivité s’était engagée en 2019 à participer à cet investissement et les travaux ont été réalisés et payés. La chambre, sollicitée par la préfète de région, nous rappelle donc à nos responsabilités.
Alors, comme pour la Ville de Givors, le Théâtre Nouvelle Génération, et le CCO La Rayonne, à qui vous avez fait faux bond pour crime de lèse-majesté, le tribunal administratif nous rattrape et nous rappelle à chaque fois à notre devoir de collectivité : respecter les accords convenus.
Parce que non, le délit d’opinion ne fait PAS partie des conditions pour vous autoriser à couper les vivres de nos partenaires. Non, verser une subvention ne signifie pas acheter le silence. Décidément non, créer artificiellement des querelles pour faire le buzz, ça n’est pas un motif valable pour revenir sur nos engagements !
La liberté de penser dans notre pays existe encore et accepter une subvention suppose un accord mutuel sur un projet et pas faire allégeance.
Nous, écologistes, serons toujours là pour défendre le droit et la justice qui, en fonction du sujet, pour vous, est trop laxiste quand ça vous arrange, et bizarrement trop dure quand ça ne vous arrange pas, comme pour les affaires Sarkosy ou Lepen.
Pour nous, elle n’est ni l’un, ni l’autre, elle est le rempart décidé pour éviter les abus des autocrates, elle est la garantie d’un État de droit où les décisions arbitraires ne sont pas acceptables, où le politique n’est pas en roue libre, où les principes s’appliquent et ne se renversent pas au prétexte de divergence d’opinion. C’est une question d’éthique et notre collectivité doit cesser d’être instrumentalisée pour servir l’agenda politique de son président d’hier ou conseiller spécial aujourd’hui.


