
Département : Savoie
Commune : Saint-Baldoph
Profession : Graphiste, plasticienne
Date de naissance : 23/06/1974
Autres mandats : co-présidente du groupe conseiller.es régionaux écologistes Région Rhône-Alpes de 2010 à 2015
Engagement politique (parti, fonction dans le parti) : membre Les Écologistes Rhône-Alpes Pays de Savoie, responsable de l’accueil pour le groupe local Chambéry-Montagnes, animatrice de la coordination des groupes locaux de Savoie, co-animatrice de la coordination nationale des élu-es régionaux écologistes, membre du bureau de la FEVE (fédération des élu-es vert-es et écologistes)
Commissions région : Économie et aménagement du territoire
Organismes où elle siège : AuRA Entreprises (AG)
Voici mon témoignage de 5 ans de mandat. C’est bien loin d’être exhaustif mais j’avais envie de vous partager mon regard de l’intérieur de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Je suis élue dans les commissions Aménagement du territoire et Économie. Je suis également coréférente sur le dossier du 2e Lyon-Turin.
L’aménagement du territoire est malmené dans notre Région. Normalement, nous aurions dû mettre à jour notre SRADDET (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires). Nous avons l’obligation, par la loi, de le mettre en cohérence avec la loi climat résilience. Cela n’a pas été fait et ne sera pas fait de tout le mandat. Quel rendez-vous manqué ! C’était l’occasion de mener un dialogue avec l’ensemble des territoires et de leurs acteurs sur les enjeux cruciaux auxquels nous devons tous faire face : Eau, déchets, énergie, atténuation, adaptation, gestion des risques naturels et technologiques…
Ce n’est pas anodin, la Région se met dans l’illégalité et Laurent Wauquiez le revendique, il agite cela comme le courage de résister, il revendique d’être le grand défenseur de la ruralité. Mais il résiste à quoi ? Il résiste à toute modification de notre système dont il est un des produits d’excellence. Il s’est lancé, et embarque avec lui la droite soi-disant républicaine, dans une croisade contre l’écologie. Surtout ne rien changer !Les alertes scientifiques sont pourtant nombreuses, qu’à cela ne tienne, elles sont balayées d’un méprisant « militant ». Tout ce qui contrarie sa volonté de continuer comme avant, est disqualifié. Et il appelle cet aveuglement du courage et le revendique fièrement.
Petit aparté pour les Savoyards et Savoyardes, dont je suis. Quelle déception l’arrivée de Fabrice Pannekoucke à la présidence de la Région. Sur notre territoire, il était plutôt connu pour mener correctement les débats, de façon respectueuse, même quand nous ne sommes pas d’accord. Et il y a beaucoup de choses sur lesquelles nous ne sommes pas d’accord. Élu président de Région, il a bien mené sa première assemblée à sa façon : il a clairement dit que nos débats devaient être respectueux, que nous n’avions pas à mal nous parler, etc. Cela n’a duré qu’une assemblée ! Dès la deuxième assemblée, il a changé d’attitude en reprenant la brutalité d’un Laurent Wauquiez. Et c’est consternant : en tribune, dire des choses fausses sans sourciller, caricaturer ses opposants surtout Les Écologistes… Je ne m’attendais pas à un revirement sur le fond mais quelle déception dans la manière de faire !
Revenons à l’aménagement du territoire. Le vice-président Philippe Meunier est extrêmement fier de ce qu’il fait en aménagement du territoire. Pas d’accompagnement des territoires à l’adaptation climatique et aux risques naturels accrus mais la Région aura rénové toutes les cabanes de chasse de la Région,=… Pour certaines, nous aurons payé le chauffage, le carrelage… pour ne pas caricaturer moi aussi, je précise que les chasseurs ont récupéré les missions des associations environnementales sur le suivi de la grande faune… Je ne décrirai pas plus le plan chasse. Du côté de la pêche et de son plan dédié, il y a beaucoup plus d’actions intéressantes car les pêcheurs sont connectés en direct au réchauffement climatique, à l’artificialisation et aux pollutions qui fragilisent les écosystèmes des cours d’eau donc halieutiques (liés à la pêche). Il y a beaucoup plus d’actions intéressantes mais aussi beaucoup moins d’argent ! De l’ordre de 12 M€ pour les chasseurs (sans compter ce qui passe par l’aide aux communes) et 4 M€ pour les pêcheurs.
Pour ma part, j’ai essayé de faire entendre plusieurs choses :
La nécessité et la responsabilité de la Région dans l’accompagnement des collectivités (ou comment donner des moyens humains, financiers, techniques, etc. pour leur permettre de construire leur projet et les adapter aux enjeux qui sont les leurs). Cela n’est pas très sexy dit comme ça. On peut aussi parler d’ingénierie territoriale, il ne s’agit pas que de cabinet de consultant ou de bureau d’études dont on parle ici, cela peut être aussi des services mutualisés, des agences dédiées comme les agences d’urbanisme, les CAUE (conseils en architecture, urbanisme et environnement), etc. Ce n’est pas sexy dit comme ça, pourtant c’est très important. A mon sens la transition se fera d’abord par les territoires, là où on vit, là où nous avons des attaches et surtout là où nous avons prise.
Les élus locaux ont plus ou moins de moyens pour leurs projets, la complexité des réponses à apporter aux questions d’atténuation et d’adaptation nécessite de nouvelles connaissances, y compris pour aller chercher des financements dédiés. C’est donc aussi une question d’équité territoriale de donner des moyens à ceux qui en ont moins et d’organiser le dialogue au niveau régional pour que les bonnes pratiques puissent s’échanger et ainsi faire gagner du temps à tout le monde.
Le vice-président refuse toujours, en avançant deux raisons :
La première : « les maires savent ce qui est bon pour leur territoire », comme si être élu donnait, par un coup de baguette magique, toutes les compétences, connaissances techniques et institutionnelles. Cette phrase répétée à l’envi s’apparente à de la pensée magique ou alors c’est juste l’envie que personne ne se pose de questions et réfléchisse à ce qui nous arrive. Comment trouver les bonnes réponses si on ne s’assure pas de poser les bonnes questions ?
La deuxième raison évoquée : « nous donnons tout l’argent au territoire car on ne finance que l’investissement ». Qu’est-ce que cette drôle de phrase veut dire ? Cela fait référence à la comptabilité publique, le budget de la Région est scindé en deux sections : une de fonctionnement et une d’investissement. Le dogme de la droite est de baisser un maximum le fonctionnement car, disent-ils, pour préparer l’avenir, il faut investir, c’est tout. Sauf que la comparaison avec un budget familial n’est pas pertinente. Ceci dit, on voit que ce dogme n’interroge pas la nature de l’investissement. Et d’ailleurs cela se vérifie dans les faits : investir dans les routes et ne pas mettre un euro dans l’infrastructure ferroviaire c’est le choix d’avenir de la droite régionale… Mais ce dogme est intéressant à questionner pour ce qu’il révèle encore. En comptabilité publique, il y a des actions qui contribuent largement à préparer l’avenir et qui émargent sur le compte fonctionnement, par exemple la formation professionnelle. Depuis 10 ans, le budget formation professionnelle a presque été divisé par 2. Le budget fonctionnement c’est aussi les salaires des fonctionnaires et là il y a un mépris, un dénigrement des fonctionnaires qui est ahurissant. Sans fonctionnaire il n’y a pas de service public ! On voit ce que ce dogme de la droite dite républicaine a fait à nos hôpitaux et à nos écoles…
L’autre sujet que j’ai voulu amener dans le débat régional : la gestion des risques naturels. L’amplification des phénomènes météorologiques nécessite de se pencher sur l’anticipation et l’adaptation de nos infrastructures, de notre urbanisme, de nos modèles agricoles, touristiques, etc. Par exemple, en Savoie, les lignes de train vers la Maurienne et la Tarentaise ont toutes les deux été touchées par des éboulements ou des coulées de boue torrentielles avec des conséquences économiques importantes pour la Haute-Maurienne. Sur ce point j’ai été entendue. Lorsque j’ai présenté l’amendement, Laurent Wauquiez, alors président, m’a dit vouloir mettre en place un travail comme nous le demandions et m’a demandé de retirer mon amendement puisqu’il s’engageait à mettre en place un groupe de travail. C’était en décembre 2023. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient, dit-on, car, depuis, rien. Le groupe de travail n’a jamais vu le jour, le travail reste non engagé et l’engagement pris en assemblée, une parole creuse juste là pour les apparences et la communication. Paroles, et paroles, et paroles…
On touche là à une autre spécificité de l’action de la droite régionale : le calibrage pour la communication.
En économie, en début de mandat, j’ai beaucoup porté en commission (instance où nous examinons les textes et rapports avant leur passage en assemblée ou en commission permanente, où ils seront votés) la nécessité d’un travail important sur les modèles économiques, passer de l’économie linéaire (extraction de matières premières, production, consommation, déchets) qui n’intègre pas ses impacts sur les ressources et ses rejets déchets et pollutions, à des modèles qui prennent en compte les limites planétaires : économie de la fonctionnalité, économie circulaire, économie régénérative, les recherches sont importantes en la matière et des acteurs économiques se sont fédérés pour expérimenter, mettre en œuvre, développer ces différents systèmes. Nous demandions un travail spécifique pour que la Région anticipe et aide les acteurs économiques à évoluer pour anticiper face à trois murs : mur énergétique avec le renchérissement du prix de l’énergie, mur d’approvisionnement que ce soit par la limite des matières premières ou la dépendance des chaînes d’approvisionnement dans le modèle mondialisé et enfin le mur du recrutement – de nombreux secteurs peinent à recruter. Nous avons aussi élargi notre vision en nous formant au métabolisme territorial, réflexion très intéressante qui réintègre les conséquences des flux donc y compris celles des importations. Les discussions en commissions pouvaient être cordiales mais l’impréparation régionale est quasi totale. Ce qui nous a valu de vivre un moment surréaliste en assemblée lorsque la guerre en Ukraine a éclaté. A l’ouverture de l’assemblée, nous avons eu un show de la part du président Laurent Wauquiez, un discours fleuve enchaînant les inepties, les contre-vérités, un exercice pour mettre en œuvre la maxime : « La meilleure défense, c’est l’attaque. » La guerre a engendré une crise énergétique et pour masquer leur inaction en matière d’énergie, pour faire oublier que leur famille politique, sous la présidence Sarkozy, a mis un coup d’arrêt au développement du solaire français, que la Région a investi dans l’hydrogène avec un mépris pour le renouvelable et même une lutte quasi de principe contre l’éolien, pour faire oublier tout cela avec un culot qui n’a d’égal que la mauvaise foi, Laurent Wauquiez déclamait, sentencieux : c’est de votre faute – en nous pointant du doigt – c’est de votre faute car vous êtes antinucléaire. La réflexion sur l’évolution des modèles énergétiques au niveau zéro !
Nous avons également beaucoup travaillé avec les salariés, les syndicalistes qui se battent pour le maintien de leur industrie. La Région est impactée par les délocalisations. Nous avons soutenu Ferropem, Vencorex, Erasteel, Polytechnyl. Et la droite régionale a une vraie ambiguïté, lorsque nous en parlions il semblait y avoir un consensus pour travailler au maintien de l’outil de production industrielle dans notre Région, une volonté d’agir mais dans chacun de ces dossiers la Région n’a pas été au rendez-vous, en rejetant la responsabilité de l’échec des reprises sur le gouvernement. C’est complètement schizophrène, car le gouvernement est composé de membres de leur famille politique, qui est décisionnaire et à l’Assemblée, il forme une sorte de majorité avec le centre, la droite extrême et dans une certaine mesure l’extrême droite. En tant qu’écologistes, nous avons été interpellés sur notre soutien au maintien d’industries polluantes type Polytechnyl. Au-delà de la nécessité de maintenir des activités de production dans nos territoires pour éviter les longs et polluants transports, il est également important d’exercer notre responsabilité : tant que nos sociétés consomment les produits de ces industries, il est important qu’ils soient produits de manière vertueuse avec des démarches pour contrôler et contenir les pollutions. Avec des moyens pour modifier les productions pour qu’elles deviennent plus vertueuses. La pensée écologique a une dimension globale, il n’est pas concevable de laisser les productions se délocaliser pour échapper à des normes environnementales et sociales. Les pollutions ce n’est ni ici ni ailleurs.
Le combat du 2e Lyon-Turin. Qu’est-ce que ce dossier ? C’est un projet de nouvelle ligne ferroviaire pour relier Lyon à Turin, nous l’appelons 2e car il existe déjà un itinéraire ferroviaire opérationnel entre Lyon et Turin. C’est un projet pensé dans les années 1990 de très grande ampleur, les promoteurs diront par son ambition et nous disons plutôt par ses impacts : côté français 1 500 ha de terres impactées, 70 km de tunnels à creuser, six viaducs de plus de 300 m à construire… Pour la section transfrontalière, c’est un tunnel de deux tubes de 57,5 km, des galeries de sécurité, des descenderies, au total, 164 km de tunnels à creuser. Ce projet s’inscrit dans une volonté de l’Union européenne de réaliser un réseau transeuropéen de transport, initialement un réseau grande vitesse. Les Écologistes se sont d’abord battus pour que ce projet passe de la grande vitesse à un projet mixte voyageurs / fret avec priorité au fret.
Depuis 2012, nous contestons ce projet car le contexte a changé et notre analyse du projet a évolué.
Le contexte d’abord : les données de projection d’augmentation des circulations de marchandises qui justifiaient le projet s’avèrent surévaluées. Dans les années 90, le dogme de la croissance économique infinie était en vigueur et la mondialisation triomphante.
Notre analyse : chaque projet a des impacts. Décider d’une réalisation nécessite de faire la balance entre le service apporté et les dégâts occasionnés, là c’est sans appel : il y a une ligne existante : elle est saturée à certains points précis mais elle est globalement sous-utilisée. Le gain voyageurs est minime, de l’ordre de 15 minutes, et se fera via des circulations grande vitesse dont les tarifs sont élevés et qui servent certaines catégories de voyageurs uniquement. Nous pensons que l’urgence en matière ferroviaire est de rénover et renforcer le réseau existant pour que nos territoires soient desservis finement et pour que le train devienne un moyen de transport fiable permettant ainsi aux habitants et habitantes de pouvoir l’intégrer dans leurs déplacements quotidiens, pour le travail par exemple. Côté fret, les circulations pourraient être augmentées par le projet, en théorie c’est vrai, mais le problème du fret n’est pas l’infrastructure mais l’absence de politique pour favoriser le fret ferroviaire. Aujourd’hui 3 Mt transitent sur la ligne existante contre 9,8 Mt dans les années 90. L’impact, lui, est immense : 1500 ha de terres impactées… Les différentes chambres d’agriculture sont contre le projet en l’état. Le bilan carbone, lui, est déconnecté des enjeux climatiques : le coût carbone uniquement de la section transfrontalière sera a minima de 10 MT, la neutralité carbone n’interviendrait pas avant, au mieux 2060, plus probablement 2085. Rappelons que la préconisation des scientifiques du GIEC, c’est d’atteindre la neutralité carbone en 2050 et d’avoir baissé nos émissions de moitié en 2030… Mais, avec le début des travaux, est apparu un impact extrêmement préoccupant, celui sur l’eau. Alors qu’elles sont sans cesse minimisées, les alertes sur l’eau sont avérées, des sources d’ores et déjà taries. Ce projet enfreint la loi de protection de l’eau en traversant des zones de protection de captage d’eau potable, notamment pour la ville de Modane. Lorsque ce problème est apparu, plutôt que de l’étudier sérieusement pour s’assurer de la sécurisation de l’eau et de l’eau potable, il y a eu une campagne de dénigrement. La préfecture de Savoie est allée plus loin en publiant des décrets pour limiter la protection en profondeur. C’est absurde, le fonctionnement hydrologique ne changera pas par décret de la préfecture ! C’est un véritable scandale qui peut faire jurisprudence pour toute la France.
Le dernier pan de ce projet est l’aspect financier, là c’est carrément indécent. Alors que le Gouvernement va chercher des économies auprès des plus démunis, alors qu’il n’y a pas assez d’argent pour les hôpitaux, les universités ou encore rénover et fiabiliser le réseau existant, ce gigantesque projet est évalué autour de 30 milliards ! Et dans ce cas précis, les nécessaires économies ne sont jamais évoquées !
Mon travail d’élue dans ce dossier est de nous représenter dans des évènements, au sein de la contestation, dans les médias, pour faire entendre nos analyses et contre-propositions. Une autre partie consiste à travailler en continu le fond du dossier en coordination avec les autres élus écologistes et notre mouvement politique.
Qu’est-ce que nous proposons ? D’autres travaux, beaucoup plus modestes mais aussi beaucoup plus utiles : le renforcement et le développement du réseau existant pour qu’il devienne fiable et robuste. Cela nécessite de faire une analyse ferroviaire pour traiter les points de saturation. Par exemple, l’aire lyonnaise est saturée, pour développer les TER et certains parcours fret il faut réaliser le CFAL (contournement ferroviaire de l’agglomération lyonnaise), mais on peut aussi citer le doublement entre Chambéry et Saint-André-le-Gaz, etc.
Renforcer le réseau existant c’est aussi anticiper des protections pour limiter les nuisances sonores pour les riverains. Enfin, pour favoriser le fret ferroviaire, il faut mettre en place une politique cohérente qui crée les conditions socio-économiques de la bascule du mode de transport des marchandises. Les promoteurs disent que le projet de 2e Lyon-Turin permettra le fret mais c’est confondre l’objectif, avoir plus de fret ferroviaire, avec le moyen, un 2e Lyon-Turin. Nous disons, nous, que la politique favorisant le fret ferroviaire peut être mise en place dès maintenant pour bénéficier à l’ensemble du territoire français. Au passage, nous pouvons remarquer que ceux qui défendent le 2e Lyon-Turin sont ceux qui ont été au pouvoir pendant la lente détérioration des circulations fret, la lente détérioration de notre réseau ferré et qui ont même fragilisé l’opérateur historique Fret SNCF…
Il y aurait encore beaucoup à dire sur ce mandat. Nous avons officiellement changé de Président de Région mais Laurent Wauquiez reste omniprésent dans la communication. Si la présidentielle semble s’éloigner pour lui, nous restons une zone d’expérimentation, aux avant-postes du naufrage de la droite dite républicaine qui conteste l’Etat de droit, se contrefiche des nécessités démocratiques, reprend des éléments programmatiques de l’extrême droite, pour qui l’ennemi désigné est l’écologie. Il est d’ailleurs fascinant de voir l’énergie qu’ils déploient et les histoires qu’ils racontent – qu’ils se racontent – pour se maintenir dans un aveuglement face aux enjeux climatiques et de biodiversité, ainsi qu’à la nécessité d’une transition écologique de nos modèles sociétaux. Ils ne font pas qu’ignorer ces enjeux, à l’image de la loi Duplomb, du nom du sénateur LR de notre région, ils font tout pour renforcer ce qui nous nuit et compliquer le travail de toutes celles et ceux qui essaient de construire un monde plus juste et habitable.
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