Vœu présenté par Pascale Bonniel Chalier pour

Des enfants bousculés par des policiers, une jeune fille étranglée, un jeune homme éborgné, plus de 6000 interpellations de jeunes mineur.es, ce ne sont pas des images fabriquées par l’intelligence artificielle que nous avons tous et toutes vues, mais bien des reportages attestant de la brutalité de la police face à notre jeunesse. Respectueuses et respectueux des forces de l’ordre, la séquence que nous venons de vivre a été, pour beaucoup d’entre nous, hallucinante et finalement très inquiétante. Sommes-nous toujours dans un Etat de droit garantissant la liberté de manifester ? Sommes-nous toujours dans ce pays des droits humains qui fait la leçon à la terre entière, mais envoie des policiers suréquipés foncer dans la foule de jeunes en train de revendiquer des moyens pour leur éducation ? C’est toute une génération qui a probablement perdu toute confiance dans ceux qui devraient les protéger et être considérés comme les gardiens de la paix. 

Il s’agit dans ce vœu d’en appeler au gouvernement pour changer la doctrine du maintien de l’ordre face aux manifestations de la jeunesse. A t-on besoin, pour calmer des jeunes gens, de lancer des grenades lacrymogènes, des grenades assourdissantes, d’utiliser des matraques, des tirs de LBD, de foncer avec des voitures blindées ? Par ailleurs, de nombreux avocats dénoncent des placements en garde de vue abusifs qui ne s’appuient pas de réelle infraction. Au point que la Ligue des droits de l’Homme a ouvert une plateforme pour recueillir les témoignages de personnes violentées et que les instances internationales s’en émeuvent. Il est avéré qu’aucune consigne de retenue n’a été transmise aux forces de l’ordre. Il est grand temps d’instituer une nouvelle doctrine de maintien de l’ordre concernant l’encadrement des manifestations, d’autant plus quand ces manifestations sont menées par des personnes mineures ou vulnérables. 

Nous appelons dans le même voeu, le gouvernement à ouvrir un dialogue constructif avec les représentant.es des élèves, des enseignant.es et des parents d’élèves pour revenir sur la réforme Blanquer concernant les enseignements et l’orientation. La gestion des emplois du temps et le système d’orientation Parcours Sup ont montré leurs limites et leurs injustices.

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