Mesdames, Messieurs, notre intervention porte sur le contentieux en appel opposant la Région à l’Association de Valorisation du Velay, Auvergne et Gévaudan, relatif au financement de la forteresse de Saint-Vidal en Haute-Loire.
Grâce à ce contentieux, nous avons appris que la Région a finalement décidé de ne pas verser le solde de l’une des subventions, au regard des manquements constatés chez le bénéficiaire. Cette décision confirme les alertes que j’avais émises dès 2019 concernant l’honnêteté du porteur de projet, M. Vianney d’Alençon, qui, pour rappel, cumule trois casquettes problématiques : il est propriétaire de la forteresse, directeur de la SAS gérant l’hôtel de luxe de la forteresse et président de l’association qui perçoit les fonds publics.
Malgré nos alertes, l’exécutif a quand même voté plus de 2 478 000 euros en autorisations de programme.
Depuis juin — et récemment par notre courrier du 28 septembre dernier — nous demandons, comme il est de droit, la communication intégrale des documents relatifs à cette opération nous permettant de savoir notamment :
- À quel montant s’élèvent les fonds déjà versés ?
- À quoi cet argent a-t-il servi ?
- Et surtout, que devient l’argent versé en cas de vente de cette propriété privée ?
À ce jour, nos demandes restent vaines.
Nous invitons donc l’exécutif, garant de l’utilisation des deniers publics, à assumer ses responsabilités. Car contrairement aux propos tenus en commission Culture par sa présidente, qui affirmait je cite : « Une fois qu’on a voté les subventions, ce n’est plus notre affaire », je tiens à rappeler que c’est précisément notre affaire.
Enfin, que penser de la légèreté dans l’octroi de ces soutiens, de l’aveuglement de la Région? Entre les affinités de M. D’Alençon avec la sphère Bolloré et le discours révisionniste du spectacle, n’est-ce-pas plutôt une complicité silencieuse qui se dessine ?


